beaux étalons fougueux
pour apaiser ta soif de sang,
et ils t'attendent la bride sur le cou,
ceux là aussi tu vas les égorger.
Souviens toi du beau pur-sang
que je t'avais donné.
Il était doux, il était sage, mais il t'aimait.
Il t'attendait, couché sur le feuillage,
son corps repose depuis longtemps.
Et me voilà courant par les Camargues
t'offrant toujours des gages plus brûlants.
Comme ils sont fiers! Ils courent, ardents.
Tu les abats, indifférente.
Je voudrais voir ta lame s'émousser.
Il n'est plus temps de les chercher,
je les trouve un par un égorgés.
Les plus beaux, qui te sont destinés, ont eu les reins brisés.
Il n'est plus temps pour ces cadeaux,
et je rentre à présent,
pour te tendre mon cou.


