Introduction
Depuis la Renaissance le plus haut niveau de relation entre l'homme et le cheval est appelé
Haute Ecole.
Dans son livre “The Horse Crucified and Risen” (“Encyclopédie Chevaline”) Alexander
Nevzorov donnait probablement la définition la plus correcte de cette école :
"HAUTE ECOLE" – à proprement parler, définit le plus haut niveau de travail
d'un cheval. Chaque époque possède ses caractéristiques. Au XVIIème Siècle il
s'agissait d'accomplir, sur un cheval parfaitement rassemblé, des figures (airs)
très recherchés.
Ceux-ci étaient réalisés en ayant recours à la force et à la douleur, c.a.d par
l'utilisation d'éperons et de mors. Dans tout les cas il s'agissait de la plus
grande perfection pour cette période ; personne ne travaillait mieux, alors, avec
les chevaux que les maîtres de la HAUTE ECOLE.
Au XX ème et au XXIème Siècle la plus grande perfection du travail des
chevaux signifie la réalisation des mêmes airs, inventées au XVIIème Siècle,
mais sans l'emploi d'aucun moyen de contrainte.
De plus, l'enseignement des airs et des figures les plus difficiles doit s'effectuer
sans enrennements. Aucune bride, ni mors, ni licol d'aucun type n'est autorisé
lors de l'entraînement. Toute forme de punition est strictement interdit. Et au
XXIème Siècle la HAUTE ECOLE signifie toujours le plus haut niveau de
complexité et de maîtrise.
La relation entre l'homme et le cheval a évolué avec le temps. A l'aube de son existence, au
XVIème Siècle la HAUTE ECOLE était incroyablement cruelle avec les chevaux, mais au
XVIIème Siècle quelques maîtres commencèrent à appliquer des méthodes plutôt douces pour
l'époque. A leur époque Pluvinel et De Nestier furent porteurs d'une révolution dans la
relation entre l'homme et le cheval, ils étaient contre la cruauté et les punitions. Ils comprirent
qu'il était impossible de parvenir à réaliser quoique ce soit avec grâce et d'obtenir la
confiance du cheval en utilisant la force.
Au XIXème Siècle la Haute Ecole a pratiquement disparu. Toutefois les connaissances de la
Haute Ecole ont été conservées et se sont perpétuées de générations en générations comme
des valeurs particulières pour ceux qui en étaient dignes, ceux qui avaient démontré un talent
certain dans le travail avec les chevaux.
Il n'y a pas de raison de mentionner ici tous les noms des anciens et des nouveaux maîtres
détenant les secrets de l'Ecole. Vous les trouverez tous dans le livre “ Encyclopédie
Chevaline” d' A.Nevzorov.
De nos jours, au début du XXIème Siècle, la Haute Ecole a entrepris de profonds
changements. La Nouvelle Haute Ecole est née et seuls subsistent pour leur beauté les airs
les plus grands et les plus complexes de l'ancienne école.
La relation entre l'homme et le cheval a atteint un autre niveau – le niveau de l'amour, du
respect et de la compréhension du cheval.
Il importe peu que les hommes atteignent cette compréhension mutuelle à travers des
courbettes et des cabrioles ou à travers le passage en se tenant dans un fauteuil roulant.
Le premier inspirateur de la Haute Ecole moderne est l'ancien philosophe chinois Chuang-
Tzu, qui, au IIIème Siècle avant J.C, déclara que l'on ne devait pas brider un cheval puisque
le mors ne causait que souffrances et douleurs.
Nous devons les changements actuels et le fait que certains (bien que peu nombreux) aient
commencé à réaliser qu'il est impossible d'atteindre de bonnes relations avec un cheval en le
frappant, à plusieurs maîtres dans le monde.
Alexander Nevzorov a rénové la Haute Ecole pour l'amener au niveau de
l'humanisme.
Il a réussi ce qui était considéré comme impossible il y a quelques années. Il
enseigne aux chevaux à exécuter les airs les plus difficiles de la Haute Ecole,
non seulement sans contrainte, punissions, brides et mors, ce qui est une norme
dans la Haute Ecole moderne mais il le fait avec un cheval dans un rassembler
parfait.
En d'autres termes il a réussi à lever le voile sur le secret du rassembler naturel
et de l'équilibre. Nevzorov enseigne aux chevaux à se rassembler (sans ces
éléments qui n'ont pas de sens et qui sont douloureux pour le cheval) au sol, en
liberté sans aides artificielles comme les mors ou même un licol.
Il existe d'autres personnes formidables qui ont complètement rejeté la violence, qui ont
refusé d'utiliser les brides et par là-même ont rejoint la voie de l'école moderne – La Haute
Ecole Nevzorov.
Il y a un fait intéressant, celui que nous tous dispersés partout dans le monde : Américains,
français, russes, tchèques, polonais, allemands, de nous même, sans l'aide de quiconque, à
travers nos différentes expériences sommes arrivés à la même conclusion ! Le cheval n'a pas
à souffrir ! Le mors est un instrument de torture et nous ne devons pas l'utiliser, et
parallèlement, le cheval doit être rassemblé pour être en équilibre. Le rassembler n'est pas un
but en soi, il est nécessaire pour l'équilibre, la force, la grâce et le brillant de la réalisation des
airs de Haute Ecole. Et les airs de Haute Ecole, à leur tour, sont nécessaires pour la
compréhension de l'âme du cheval.
Je n'ai pas mentionné l'Equitation Ethologique (Natural Horsemanship ), ce n'est
probablement pas sympathique. Par équitation éthologique j'entends l'enseignement de
Parelli et de ses élèves qui l'ont quitté, ainsi que tous les enseignements similaires basés sur
la tentative de compréhension de la psychologie du cheval. L'équitation éthologique doit être
traitée avec un grand respect. Du fait de sa démocratisation elle constitue un système parfait
pour résoudre les problèmes de millions d'hommes de chevaux.
Mais les utilisateurs de cette technique ne demandent pas beaucoup à leurs chevaux.
Maintenant j'aimerai placer une barrière entre l'Equitation Ethologique et la Haute Ecole
Nevzorv et expliquer la différence entre les deux écoles. Nous ne séparons pas les relations
avec le cheval dans l'Equitation Ethologique de quelque chose d'autre. A.Nevzorov avait
complètement raison lorsqu'il disait : "Il n'existe pas de relations gentilles. Il y a les
pathologiques et les normales.
La différence majeure entre la Nouvelle Haute Ecole et l'Equitation Ethologique réside dans
le fait que les adhérents à cette équitation font tout pour relaxer leur cheval, réduire son esprit
sauvage, détruire son caractère, le rendre agréable et nous faisons tout pour inspirer, pour
enkindle un cheval, pour réveiller son intérêt et pour révéler entièrement son potentiel naturel.
Nos choisissons les chevaux les plus fougueux, “chauds”, vigoureux et rétifs pour
l'entraînement. Les pur-sangs réformés de courses et les étalons sont les meilleurs chevaux
pour la Haute Ecole Nevzorov. C'est pourquoi notre méthode et nos connaissances ne sont
pas destinées à un usage général.
J'aimerai vous mettre en garde contre les méthodes Parelli. Tout le travail monté avec mors
dans l'équitation éthologique est comme n'importe quel autre travail, puisque le mors est ré
instauré causant de la douleur dans la bouche. Le licol corde n'est pas non plus aussi “doux”
qu'il parait. Il peut avoir des effets douloureux sur le chanfrein du cheval. De plus les chevaux
de l'équitation éthologique ne travaillent pas rassemblés sans mors et cela est très pénible et
douloureux pour le cheval.
Monty Roberts est une histoire complètement différente. Alexander Nevzorov donne encore
une description assez correcte de lui dans son livre “The Horse Crucified and Risen”
(“Encyclopédie Chevaline”):
"Il y a quelqu'un appelé Monty Roberts, Mais il se contente de servir le marché,
insatiable en chevaux, des courses. Etant une partie intégrante du système, qui par sa
nature est hostile aux chevaux, il ne peut tout simplement pas être reconnu comme un
enseignant ou un maître. Il se situe de l'autre côté de la barrière des bourreaux. La
psychose des chevaux et les tragédies sont pour Monty comme les coups de feu dans un
saloon pour un croque-mort. Utilisant des techniques assez primaires il “répare” un
peu l'esprit blessé d'un cheval et, se frottant les mains, regarde comment les jockeys
vont “à nouveau le détruire”.
monde. Nous en sommes tout à fait certains :